Salut tout le monde,

 

Me voilà de retour après une semaine de jeûne.

Oui, oui, une semaine sans manger si ce n’est un jus de fruit le matin et un bouillon de légume le soir !!

C’est vraiment une sacrée expérience et je vais tenter de vous relater ici tout ce qu’il s’est passé pendant cette semaine.

Prenez votre temps l’article est un peu long mais j’y ai vraiment mis mon coeur.

Ce jeûne était organisé par la formidable Laura Azenard, la militante anti-antiarthrose dont j’ai parlé dans mon article précédent.

Laura organise ces stages dans un gîte magnifique au coeur de la région viticole du Beaujolais et des Pierres Dorées.

Nous étions une vingtaine de participants venus d’un peu partout en France

 

1) Pourquoi un jeûne?

 

Il est vrai que ce n’est pas une expérience ni une situation très classique et chaque participant est venu pour des raisons particulières, principalement pour soulager voire soigner des problèmes articulaires, puisque c’est le cheval de bataille de Laura.

Pour ma part, les raisons étaient tout autres:

Déjà, et comme vous le savez maintenant, j’adore tester et expérimenter de nouvelles choses sur moi en rapport avec le santé pour voir comment mon corps et mon esprit réagissent.

Ensuite mon souhait était aussi d’assainir mon rapport à l’alimentation et notamment au sucre.

Je voulais également prendre du temps pour moi et voir ce qu’il en ressortirait sur le plan émotionnel et spirituel.

 

2) Le déroulement d’une journée type

 

En général je me levais vers 6H30 (un peu plus tard que d’habitude) et je commençais par me préparer une infusion que j’allais prendre dans le jardin.

J’en profitais pour faire mes 5 minutes de cohérence cardiaque, suivi de ma méditation (j’ai trouvé un programme spécial « alimentation » sur l’appli de Petit Bambou), puis je lisais le livre de Thierry de Lestrade: « Le jeûne, une nouvelle thérapie ».

Vers 8H, nous avions rendez-vous tous ensemble pour boire notre jus de fruit bio, fait maison, préparé à l’aide d’un extracteur.

8H30, départ pour la randonné du jour, accompagnés par notre guide Thierry, au milieu des petits villages en Pierres Dorées, des vignes et de ces magnifiques paysages vallonnés.

Nous revenions vers les 12H, 12H30. Là nous avions du temps libre jusqu’à 16H, moment où nous avions notre atelier animé par Elgia, une excellente naturopathe. Nous avons évoqué par exemple les graines germés, les céréales, les légumineuses, les huiles végétales ou encore les huiles essentielles.

A 17H15, nous avions le Yoga avec Isabelle.

A 19H, le bouillon de légumes filtré et à 19H30 nous finissions par une conférence, où différents intervenants venaient nous parler d’alimentation saine, ou de tout autre chose pour prendre soin de soi et de sa santé.

Le rythme pouvait paraître un peu soutenu, mais il n’y avait aucune obligation. Chacun pouvait faire ce qu’il voulait.

 

3) Ce que j’ai particulièrement aimé

 

  • Toutes les activités citées plus haut étaient animées par de vrais professionnels, passionnés par ce qu’ils font. J’ai appris énormément de choses et je compte bien utiliser le plus possible toutes ces informations.
  • Le cadre est magnifique. Que ce soit le gîte en Pierres Dorées, les randos, le vignoble, le temps, le groupe… Bref, tout était parfait pour se retrouver avec soi-même et vivre pleinement son jeûne.
  • J’ai adoré faire ma méditation tous les jours dans le jardin, au calme, face au soleil qui se levait progressivement et venait me rechauffer tout doucement.
  • Le professionnalisme de toute l’équipe, Laura et Elgia (nos 2 naturopathes qui étaient aux petits soins pour nous), Thierry (le guide, ancien conducteur de TGV, qui entame une seconde carrière depuis 2 ans et a décidé de ralentir en passant de 320 Km/H à 5 Km/H, comme il me l’a dit), Isabelle (La prof de Yoga qui a vraiment su adapter ses cours et se mettre à notre rythme assez ralenti quand même), Marc et Philippe (les 2 masseurs aux mains d’or, un véritable bonheur de passer entre leurs mains). Gérard (le retraité qui tient absolument à se faire appeler un « paysan » et non exploitant agricole. Il refuse cette idée d’exploiter la terre et préfère travailler avec la terre). Adrien (le naturopathe-chercheur, qui a déjà jeûné 41 jours et qui parcours le monde pour trouver la meilleure vitamine C, le meilleur produit anti-oxydant etc…
  • Le rapport qualité/prix: la semaine revient à 570€ tout inclus.
  • La cerise sur le gâteau a été la surprise du dernier jour: Mais je n’en parlerai pas. la seule chose que je peux vous dire est que vous rencontrerez un nouveau personnage passionné et donc passionnant 😉

 

4) Ce que je n’ai pas aimé

 

  • Je crois que le pire pour moi a été de boire environ 1/2 litre de sel de nigar pour se purger, pour se vider l’intestin. Le goût très très amer a vraiment été problématique et j’ai bien cru que j’allais finir par me purger par le haut et non par le bas comme c’est plutôt prévu à l’origine…
  • Les bouillons du soir n’ont pas vraiment de saveur, tant et si bien que je n’ai quasiment pas touché aux 2 derniers.
  • J’ai eu faim durant toute la semaine de jeûne, alors que cette sensation est censée disparaître au bout de 3 à 4 jours.
  • De temps en temps, j’ai ressenti un rythme un peu soutenu notamment à partir de 16H. Il est vrai que nous étions libre de faire ce que nous voulions mais dans la mesure où tout m’intéressait, je voulais vraiment être présent un maximum. Au bout d’un moment, mon corps m’a quand même dit qu’il serait bien que je ralentisse, j’ai donc fait sauter les 2 derniers cours de yoga.
  • J’ai trouvé le groupe de plus en plus dissipé, et bruyant par rapport au début. Etait-ce la réalité ou simplement une sensibilité accrue de mes capteurs sensitifs… Je ne saurai dire. En tout cas, je supportais de moins en moins le bruit ambiant pendant les conférences et ateliers.

 

5) Ce que j’ai ressenti physiquement

 

  • Mon niveau d’énergie était très fluctuant avec une tendance à la baisse au fur et à mesure que la journée avançait. L’avant dernier jour était celui où j’ai été le plus fatigué. Assez paradoxalement, je n’arrivais pas à dormir plus que ça. Les nuits étaient courtes, peut-être 6H30 maximum et les siestes aussi, environ 30 à 40 minutes.
  • Comme je l’expliquais un peu plus haut, cette sensation de faim, censée disparaître au bout de 3/4 jours, ne m’a jamais quitté. Je ressentais régulièrement cette crampe au niveau de l’estomac. A part le dernier jour où j’en avais vraiment marre de toujours sentir cela, je n’ai pas été gêné plus que ça car ce n’est pas non plus violent et il n’y a pas de tentations autour de nous. A priori, il peut y avoir 3 explications à cela: j’ai mal fait ma descente alimentaire qui normalement se fait sur la semaine précédent le jeûne. Effectivement je ne l’ai commencé que 5 jours avant et je l’ai un peu adapté à ma sauce…  La deuxième raison peut être une purge incomplète et la 3ème raison à laquelle j’ai pensé est que le jeûne a peut être fait ressortir une vieille gastrite que j’avais eu il y a quelques années pendant ma vie étudiante (merci le coca et la mal-bouffe)…
  • Sinon je me suis pesé le premier et le dernier jour du jeûne et j’ai perdu 4,3 Kg. Mais cela ne m’intéresse pas car je n’allais pas là-bas pour perdre du poids. D’ailleurs le jeûne est une très mauvaise indication pour ceux qui veulent uniquement perdre des kilos en trop.
  • Plusieurs fois en me levant trop rapidement, j’ai eu la tête qui tournait, mais rien de bien inquiétant.

 

6) Mes prises de conscience pendant cette semaine

 

J’accorde un coté particulièrement important à la spiritualité et aux émotions et il est vrai que cette semaine a été particulièrement riche à ce niveau là.

La nourriture est un élément essentiel de la vie et je pense que le fait de se priver de cette notion essentielle, a fait remonter à la surface d’autres choses tout aussi importantes et essentielles pour moi dans la vie. Le coté « retraite » de ce stage a également aidé à se couper de toutes ces distractions et de tout ce bruit ambiant dans lequel nous vivons et qui nous détourne un peu plus chaque jours des choses essentielles dont nous avons besoin.

  • Le premier point est que je me suis tellement abreuvé d’informations divers et variées sur la santé et notamment l’alimentation, que j’avais finis par « diaboliser » la nourriture: Pas de sucre raffiné, pas de gluten, pas de produits laitiers, pas de viande rouge… tout cela appuyé par des études scientifiques très précises, vous voyez le tableau… Alors oui, je continuais à prendre de tous ces produits supposés mauvais, mais dès que j’en mangeais je ressentais une certaine culpabilité parce que « c’est mauvais » pour la santé. Puis pendant un certain temps, je me « privais » pour mieux les dévorer par la suite, tout en culpabilisant et en me fouettant en peu plus. Depuis un long moment je sentais donc que je devais changer mon rapport à l’alimentation. Ne plus en faire mon ennemi mais mon ami. Réaliser qu’elle est là pour nous procurer du plaisir et de l’énergie, pour nous aider à être en bonne santé.
  • J’ai également pris conscience que beaucoup de mes comportements alimentaires venaient de la petite enfance, de certains repas où j’ai dû finir mon assiette ou finir le plat alors que je n’avais plus faim. Il y a toujours une bonne intention de la part des parents derrière ce type de comportement (pour grandir, nous faire découvrir des nouvelles saveur, ne pas gaspiller etc…) mais le résultat est que nous nous coupons progressivement des signaux que notre corps nous envoie pour nous dire: « Stop, tu peux t’arrêter, je n’ai plus faim ». Et cela se poursuit à l’âge adulte. Il y a aussi la fameuse récompense: « Si tu finis ton assiette, ou si tu es sage chez le docteur, tu auras le droit à un bonbon en sortant… » Ce type de croyance est dévastatrice à l’âge adulte car nous utiliserons la nourriture ou les sucreries pour nous récompenser ou nous donner du réconfort.

 

7) Ce que je compte mettre en place pour développer une relation saine, épanouie et équilibrée avec l’alimentation

 

  • Premièrement, Je souhaite être de plus en plus à l’écoute de mes sensations physiques en lien avec la faim et la satiété. Cela va peut être prendre du temps de se reconnecter à ce type de sensations mais j’y arriverai: Manger uniquement quand j’ai faim et m’arrêter quand je n’ai plus faim. J’ai déjà fait l’expérience de manger en pleine conscience lors de séances de sophrologie ou lors de mon mois sur la mastication et je peux vous assurer que quand nous sommes à l’écoute de notre coprs, nous ne pouvons pas manquer les signaux. L’idée est d’arrivée à automatiser de plus en plus ce type de ressenti.
  • Deuxièmement, réaliser que l’alimentation est mon « amie » et non mon « ennemi ». C’est un vrai plaisir de la vie et un plaisir sain. C’est un plaisir qui peut être simple, égoïste lorsque l’on mange seul ou au contraire un plaisir partagé quand nous sommes entourés de personnes qui nous sont chères. Nous sommes en bonne santé grâce elle. Evidemment quand je parle d’alimentation, je vous parle de  nourriture saine et non de tous les produits industrialisés et transformés (ce qui correspond à 95% des produits de grande surface). Si je veux une pizza par exemple, l’objectif sera de prendre le temps de la faire moi-même, avec des très bons produits. Dans ces conditions là, je suis persuadé que cette « malbouffe », se transforme en alimentation saine. Attention, je vous vois venir, il ne s’agira quand même pas d’en manger tous les jours